En bref, définition, causes et conséquences du changement climatique
Grâce aux gaz à effet de serre présents naturellement dans l’atmosphère (vapeur d’eau, dioxyde de carbone, méthane…), la Terre absorbe une partie de l’énergie qu’elle reçoit du Soleil, tandis que le reste est renvoyé vers l’espace. Ce phénomène naturel, appelé effet de serre, rend la vie possible sur Terre : sans lui, la température moyenne de la planète serait en effet glaciale, de l’ordre de – 18 °C. Ces gaz jouent donc un rôle important dans la régulation du climat.
Or, ces dernières décennies, la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente rapidement, à cause des activités humaines et de la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon). Cela augmente l’effet de serre et piège dans l’atmosphère une partie plus importante de la chaleur reçue du Soleil, ce qui provoque une hausse de la température terrestre : c’est le réchauffement climatique.
ℹ️ A noter
Actuellement, les conséquences des changements climatiques sont notamment multiples : sécheresses intenses, pénuries d’eau, incendies, élévation du niveau de la mer et acidification, inondations, tempêtes et déclin de la biodiversité (terrestre et marine).
La météo correspond à ce qu’il se passe chaque jour autour de nous : un temps chaud ou froid, de la pluie, de la neige, du vent, etc. Le climat en revanche est une moyenne des conditions météorologiques sur une longue période (plusieurs décennies). Il est donc normal de continuer à observer par moment des vagues de froid : la météo est par nature différente chaque jour, et cela ne remet pas en cause la tendance globale et du changement climatique sur le long terme.
Une augmentation des températures à l'échelle nationale
En France métropolitaine, malgré les Accords de Paris visant à limiter le réchauffement à +1,5 °C, les projections actuelles indiquent une stabilisation à +3 °C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle, soit environ +4 °C en moyenne sur le territoire. À Mayotte, les scénarios climatiques prévoient une hausse des températures de +2 °C dès 2050 et +3 °C en 2100.
La trajectoire de réchauffement de référence POUR L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (TRACC)
Les conséquences pour Mayotte
A l’échelle mondiale, une élévation moyenne du niveau des mers de 26 à 82 cm est prévue d’ici à 2100 (Rapport du GIEC, 2013). À Mayotte, cette montée des eaux aggravera les risques de submersion marine et d’érosion du littoral, notamment lors d’événements extrêmes comme les tempêtes et cyclones.
On constate déjà une hausse des températures sur le littoral de Petite-Terre,
- Entre 1981 et 2010 : 8 jours par an en moyenne ont dépassé les 32 degrés,
- Entre 2011 et 2020 : 49 jours par an en moyenne.
- A l’échelle de Mayotte depuis 1960 à 2024, c’est +1.3 degrés (Changement climatique à Mayotte : le constat, Météo France)
Projections en 2100 :
- Avec un réchauffement de + 3 °C, Mayotte pourrait connaitre 205 jours par an à plus de 32 °C.
- En fin de siècle (2071-2100), c’est 8 mois par an en moyenne qui vont dépasser les 32 degrés. (Scénario extrême)
C’est durant la saison chaude que la hausse des températures sera la plus élevée et sera accompagné d’une diminution moyenne des pluies d’environ 30%. Ceci découle de la baisse des précipitations en saison sèche, du renforcement des alizés et de l’augmentation des températures.
Des cyclones plus intenses (et pas nécessairement plus nombreux) et des pluies plus abondantes et des risques de submersion marine,
En saison des pluies, les épisodes pluvieux seront plus nombreux augmentant les risques d’inondation, d’érosion des sols, d’envasement du lagon,
💡 A retenir
1°C de plus, c'est 7% d'humidité en plus dans l'atmosphère. A l’horizon +4°C, cela correspond à +28% d’humidité en plus dans l’atmosphère… donc des épisodes pluvieux extrêmement plus intenses qu’actuellement.
En saison sèche, les épisodes de sécheresse seront plus longs et plus sévères,
💡 A retenir
Ces facteurs poseront un défi majeur pour l’accès à l’eau potable et la gestion des ressources hydriques.
Une pénétration accrue des eaux lors des tsunamis ou houles cycloniques,
Des feux de forêt plus fréquents, en raison des conditions plus sèches et chaudes,
Des difficultés à capter et gérer la ressource en eau,
Des risques sanitaires accrus (dengue, hyperthermie, etc.).
Pour aller plus loin
Voir le site
Voir l'article de Météo France
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