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Bilan de la saison cyclonique 2025-2026

Une saison au-dessus des normales, avec des phénomènes d'une intensité notable

La saison 2025-2026 a été plus active que la normale dans le Sud-Ouest de l’océan Indien, sans toutefois atteindre le niveau exceptionnel de la saison précédente (2024/2025). Au total, 11 tempêtes ont été recensées, dont 6 ont atteint le stade de cyclone tropical contre une normale de 5, et 4 ont même atteint le stade de cyclone tropical intense, contre une normale de 3.

La saison a également été marquée par son calendrier inhabituel : la première tempête nommée, Awo, s’est formée dès le 7 août 2025, du jamais vu depuis 1996 sur ce bassin. Après un démarrage précoce, le cœur de saison a été très concentré entre fin décembre et fin février, une période de 60 jours qui a représenté plus de 85 % de l’énergie cyclonique totale de la saison.

Madagascar, grande victime de la saison : Fytia puis Gezani en moins de deux semaines

Madagascar a été le pays le plus durement touché, subissant en moins de deux semaines les atterrissages successifs du cyclone Fytia le 31 janvier, puis du cyclone Gezani le 10 février.

Fytia a frappé la côte ouest de l’île à son intensité maximale, provoquant de lourdes inondations, causant la mort de 12 personnes et laissant plus de 70 000 sinistrés.

Gezani a constitué le choc le plus violent. C’est au paroxysme de sa puissance que le cyclone a frappé la ville de Tamatave (près de 400 000 habitants), avec des vents estimés à plus de 190 km/h et des rafales dépassant 270 km/h. Le bilan humain et matériel a été catastrophique : au moins 63 morts, des milliers d’habitations détruites et plus de 140 millions de dollars de dégâts.

Mayotte et les territoires français épargnés cette année, mais la vigilance reste de mise

Mayotte n’a connu aucun phénomène sérieusement menaçant, ce qui avait correctement été anticipé par les prévisions saisonnières émises en début de saison. Le cyclone Fytia est passé plus au sud le 31 janvier, n’apportant qu’une dégradation météorologique sans gravité.

Ce répit ne doit cependant pas conduire à relâcher la vigilance. L’épisode Horacio l’a rappelé : ce cyclone intense a frôlé Rodrigues à seulement 200 km, atteignant son pic d’intensité avec des vents à 200 km/h. Même si les Mascareignes ont été épargnées cette saison, ces territoires demeurent potentiellement exposés à des phénomènes cycloniques d’intensité majeure.